Dans son édition du mardi 23 octobre, Auto Plus révèle le contenu d'un rapport du Secrétariat général de l'administration de la police, chargé de contrôler le bon fonctionnement des radars. Il y est relevé de graves manquements à la loi dans l'utilisation des radars fixes et mobiles.
Ce n'est pas la première fois qu'Auto Plus brocarde les radars. Les extraits du rapport réalisé en 2006 par le Secrétariat général de l'administration de la police publiés par l'hebdomadaire automobile mentionnent « d'importantes erreurs de mesure de la plupart des radars de vitesse fixes ou embarqués sur le territoire français, engendrées par le mauvais positionnement fréquent des cinémomètres. » C'est le positionnement des radars, qui est soumis à des règles très précises, qui est visé.
Radars mobiles
Ces manquements à la loi rendraient près de 500 voitures-radars non conformes. Selon un extrait du rapport, "dans cette configuration, un conducteur circulant à 88 km/h sur une voie limitée à 90 km/h serait contrôlé à 96 km/h. »
Radars fixes
"Visiblement, aucune de ces installations de radar n'a fait l'objet d'un alignement précis avec un théodolite, seul appareil capable de déterminer une droite parallèle avec l'axe médian de la chaussée. »
Le rapport a été transmis en juin 2006 à l'Inspection Générale de la Police Nationale (IGPN) et à la Direction de Projet Interministériel pour le Contrôle automatisé (DPICA). Hier, le Ministère de l'Intérieur a assuré dans un communiqué que toutes les garanties « étaient réunies pour éviter une erreur matérielle ou humaine dans les contrôles de vitesse. L'Automobile Club d'Alsace a pour sa part demandé une enquête officielle et un moratoire sur les amendes et la contestation des infractions routières « si les informations sur les erreurs de mesure des radars révélées par Auto Plus étaient avérées. »
En 2006, les radars ont généré un produit de 350 millions d'euros. D'ici la fin de l'année, 2 000 radars, dont deux tiers fixes, seront en service sur les routes françaises.

